J’ai participé à une louange à Saint-Loup. Compte-rendu de ma visite…

Un dimanche par mois, une équipe de musiciens accueille tous ceux qui souhaitent participer à une louange à la chapelle de Saint-Loup de 16h à 20h. 

Il fait un temps pluvieux, ce dimanche 2 décembre. Le brouillard et la pluie glaciale ne me donnent aucune envie de prendre la voiture. Mais rendez-vous a été pris avec une collègue et amie pour aller découvrir les louanges de Saint-Loup. C’est ainsi qu’à 15h50, elle et moi franchissons les portes de La Maisonnée, ce bâtiment où résident les sœurs de la communauté de Saint-Loup, et nous dirigeons vers la chapelle. A l’intérieur, une quinzaine de personnes sont présentes.

Nous nous installons. Devant nous, sœur Laurence est accompagnée de trois musiciens. Sans introduction, elle entame avec eux un chant. Malgré la mélodie agréable et entraînante, les gens sont encore un peu timides. Comme je chante faux, il m’est difficile de leur en vouloir.

Je lis néanmoins les paroles sur l’écran, me laisse emporter par le rythme de la guitare de Sœur Laurence ainsi que du piano et du tambour irlandais qui l’accompagnent. Ma collègue commence à donner de la voix. Un chant passe, puis deux, et peu à peu, certains se lèvent, frappent des mains en rythme, voire dansent un peu à l’écart. Chacun participe selon son affinité. La chapelle commence également à se remplir : un groupe de jeunes filles, quelques sœurs, une famille. Lors des prières, chacun se sent libre de faire une demande.

Voilà presque deux heures que nous sommes là. Désormais, il y a une bonne quarantaine de personnes et l’assemblée chante avec les musiciens, ou fredonne comme moi. Mais le cœur y est. Lors de la pause, certains s’en vont, d’autres arrivent. Nous devons partir, mais le temps dehors semble s’être réchauffé.

Lieu : chapelle de Saint-Loup, Saint-Loup 5, 1318 Pompaples
Quand : tous les premiers dimanches du mois de 16h à 20h, à l’exception des 6 janvier et 1er septembre.
Conditions : Aucune. Entrée libre et à n’importe quel moment. Il suffit de vouloir chanter et louer en toute simplicité.

 

La Communauté des diaconesses de Saint-Loup
Fondée en 1842 par le pasteur Louis Germond à Echallens, l’institution des diaconesses répond à une vocation : celle de vivre en communauté, de se consacrer à la prière et aux soins des malades. A cet effet, elles reçoivent une formation. En 1852, le Dr Adolphe Butini de la Rive achète l’Hôtel des Bains dans le vallon de Saint-Loup afin d’en faire un hospice qui accueille les malades, les diaconesses et la famille du pasteur Germond.

Au fil du temps, la communauté s’agrandit. Pour accueillir patients et sœurs de plus en plus nombreux, des bâtiments sont construits dont l’hôpital en 1898.
Dès la seconde moitié du XXe siècle, l’arrivée d’infirmières formées aux soins des malades amène les sœurs à réorienter leur mission. Elles s’engagent alors, avec la collaboration de professionnels, dans une œuvre d’écoute, de prière et de réflexion ainsi que d’accueil des personnes moralement fragilisées.